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<title>Back Speed</title>
<description>Back Speed</description>
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<lastBuildDate>Wed, 11 Nov 2009 23:41:26 +0100</lastBuildDate>
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<title>Connasse</title>
<link>http://backspeed.blogspirit.com/archive/2009/11/11/connasse.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Paris (FRA)</category>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 23:35:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Faut pas tomber amoureux de moi. Je porte pas chance.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle était un peu brute cette fille. Dans sa beauté mal coiffée et ses mots crus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Et pis faut pas croire que c'est à cause d'un homme que je suis devenue comme ça.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle ramenait ses chaussettes hautes à mi cuisses. Assise sur le bord du lit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Je suis comme ça. Les sentiments des autres m'emmerdent.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle frotte frénétiquement sa tête pour emmêler ses cheveux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Ouais ... le seul truc qui me fait vibrer, c'est de voir un mec bander.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle se lève pour attacher son soutien gorge. Son ventre bombe un peu vers l'avant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Je me souviens de chacune de ces queues bien dures. Des têtes, des noms, jamais.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle remonte sa mini jupe en jean sur ses hanches sans défaire les boutons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;J'y peux rien. Je suis comme ça.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle enfile son tee-shirt d'un geste rapide.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Et pis, de toute façon, tu m'aurais rien donné.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://whispering.blogspirit.com/media/00/00/1269878616.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.blogspirit.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.blogspirit.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://whispering.blogspirit.com/media/00/00/1269878616.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.blogspirit.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://whispering.blogspirit.com/media/00/00/1269878616.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Last train to Transcentral IV</title>
<link>http://backspeed.blogspirit.com/archive/2009/03/28/last-train-to-transcentral-iv.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>London (GB)</category>
<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 09:27:00 +0100</pubDate>
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&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://backspeed.blogspirit.com/media/02/02/720346277.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.blogspirit.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.blogspirit.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://backspeed.blogspirit.com/media/02/02/720346277.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.blogspirit.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://backspeed.blogspirit.com/media/02/02/720346277.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me frôle, en prenant un soin absolu à ne pas me toucher. Comme dans un jeu d’enfant où on doit deviner à l’aveugle où le doigt va se poser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me glisse des mots à l’oreille dont je ne perçois que quelques sonorités familières qui finissent par se mêler aux sons hypnotiques d’un remix post seventies. Les illusions chimiques ne s’estompent pas si facilement. Pour reprendre pied à la réalité, il me faut me concentrer d’avantage. L’hyper perception m’y aide. Je saisis toutes les tonalités de son parfum. Celui de sa peau, et d’autres. Aux heures tardives, les artifices olfactifs abandonnent rapidement leur fonction première au discours animal. Je retrace son parcours en identifiant chaque indice abandonnés sur elle. &lt;br /&gt;Cette odeur masculine imposante ne parvient pas à cacher les plus discrètes. Je la lis. Je la détaille puisque je suis incapable de la regarder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Je la recompose avec les images des précédentes. Je m’invente une idéale. Je sais bien qu’elle ne survivra pas, elle non plus. Des souffrances des hommes, je n’ai su tirer qu’un handicap sentimental irrémédiable. Les autres sont devenus les acteurs oubliés de ma vie. Je n’en attends rien. Même pas le souvenir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelque part entre l’oreille et la joue, je sens une pointe à la texture indéfinissable. Alors qu’elle poursuit son exploration géographique, sa géométrie variable m’informe nettement sur sa nature. Sa langue se fraie un chemin énigmatique sur mon visage. Je me laisse faire. Par paresse et par curiosité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais même plus à quoi cette fille ressemble. Dans mon imagination, elle prend plusieurs visages. Je m’y perds et ça me rassure. Modulation de fréquence. Les sons se mélangent, se dissocient puis se rassemblent. J’ouvre légèrement les yeux. Les captures rétiniennes qui passent entre mes cils viennent jouer comme des électrons libres avec ma folie chimique. J’aime déjà cette fille. Le cycle amoureux est simplement raccourci. Il finira bientôt. &lt;br /&gt;Si elle joue bien son rôle suivant l’ordre alphabétique des relations d’un soir, elle ne me posera aucun problème. Dans une heure tout au plus tout devrait être fini. Je suis confiante. A la lettre O, elle enlève son débardeur et soulève le mien pour y coller sa poitrine. Ce contact épidermique de rondeurs mêlées ne semblent intéresser que nous. A moins que je n’aie encore réduit les frontières de mon monde à son corps et au mien. Ce genre de truc est pour moi le signal que tout va s’accélérer en une récitation chronométrée pour finir par un Z majuscule. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le processus s’arrête avant la lettre Q. Les mots qu’elle m’avaient murmuré à l’oreille étaient : &lt;em&gt;Je suis sûre que tu veux mourir avec moi&lt;/em&gt;. Je l’ai sous estimé, elle avait tout compris, cette petite salope meurtrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Yuksek &lt;u&gt;I could never be a dancer&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;
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<title>B initials Part 1</title>
<link>http://backspeed.blogspirit.com/archive/2009/02/12/b-initials.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Serre-Chevalier (FRA)</category>
<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 00:16:00 +0100</pubDate>
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&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://backspeed.blogspirit.com/media/02/02/1494970341.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.blogspirit.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.blogspirit.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://backspeed.blogspirit.com/media/02/02/1494970341.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.blogspirit.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://backspeed.blogspirit.com/media/02/02/1494970341.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle porte aux joues les rondeurs de sa double initiale. &lt;br /&gt;Son corps témoigne encore des monts vallonnés des steppes adolescentes. &lt;br /&gt;Seul son regard perce le secret  caché derrière la frontière infranchissable de l’âge. &lt;br /&gt;Elle sait déjà que les interdits se transgressent par la rébellion ou se détournent avec le charme. &lt;br /&gt;Elle a choisit la manière douce. Chez elle, la ruse féline est amante du stratège effronté. &lt;br /&gt;Si elle ne peut outrepasser le défendu, elle me ramènera à elle dans ses filets tendus.&lt;br /&gt;Ses minauderies de jeune fille soudain conjuguées à un audacieux contact épidermique digne d’une prêtresse érotique engagent le compte à rebours avant le court-circuit dans ma raison d’homme. &lt;br /&gt;Le papier que je déplie dans le même souffle que mon âme m’offre des mots ronds et roses qui chantent l’amour romantique et le désir rouge dans une même phrase. &lt;br /&gt;Cette petite m’offre enfin le bonheur de dire non malgré moi.&lt;br /&gt;
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<title>Triple H</title>
<link>http://backspeed.blogspirit.com/archive/2009/01/10/triple-h.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Cannes (FRA)</category>
<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 21:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;width:220px;height:55px;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;220&quot; height=&quot;55&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=14262&amp;colorBackground=0x000000&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=14262&amp;colorBackground=0x000000&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;220&quot; height=&quot;55&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br&gt;&lt;font size='1' color ='#000000' face='Arial'&gt;D&amp;eacute;couvrez &lt;a href='http://www.deezer.com/fr/m83.html'&gt;M83&lt;/a&gt;!&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://gngbng.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://backspeed.blogspirit.com/media/02/02/288761867.jpg&quot; id=&quot;media-303194&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;chromatics.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la dernière fois, le vol a duré une heure pile. &lt;br /&gt;14 heures sonnantes sur la baie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme elle l'attendait, la berline était garée devant le Kiss and Fly.&lt;br /&gt;Taxi Prestige : standing, spacieux et climatisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme elle lui avait promis, elle a réservé une chambre dans un hôtel de luxe.&lt;br /&gt;Bienvenue au Cézanne : Atmosphère intime et service personnalisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme elle l'avait rêvé, elle a étendu son corps sur le lit.&lt;br /&gt;Espace calme, voluptueux et discret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme les femmes bourgeoises prises au piège d'une chambre adultère, ses high heels ont glissé pour choir nonchalamment sur le sol.&lt;br /&gt;Côté rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si elle y croyait, elle sourit en portant son téléphone à l'oreille.&lt;br /&gt;Le numéro que vous avez demandé n'est pas disponible actuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme elle l'aurait fait après un baiser posé sur son front, elle chuchote dans le vide &lt;em&gt;Fais moi un enfant&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Tu vois, mon amour, la Californie, ça se vit à deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la vie est une chienne, elle prendra sa correspondance pour Londres un plus tard dans la nuit.&lt;br /&gt;
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<title>Calme</title>
<link>http://backspeed.blogspirit.com/archive/2009/01/28/calme.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Violent hill</category>
<pubDate>Sun, 01 Feb 2009 00:16:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;width:220px;height:55px;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;220&quot; height=&quot;55&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=53379&amp;colorBackground=0x000000&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x660000&amp;autoplay=0&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=53379&amp;colorBackground=0x000000&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x660000&amp;autoplay=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;220&quot; height=&quot;55&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br&gt;&lt;font size='1' color ='#000000' face='Arial'&gt;D&amp;eacute;couvrez &lt;a href='http://www.deezer.com/fr/moloko.html'&gt;Moloko&lt;/a&gt;!&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs mois qu'elle travaille dans cette compagnie américaine.&lt;br /&gt;De nouveau enrôlée dans les apparences. &lt;br /&gt;Ses talons sont de plus en plus hauts, ses ongles de plus en plus longs.&lt;br /&gt;Elle parle de ses projets de vacances et d'aménagement intérieur de son futur appartement.&lt;br /&gt;Elle fait sourire ses collègues qui ne voient en elle qu'une cosse vide étiquetée célibataire.&lt;br /&gt;Les relations de travail sont déjà usées.&lt;br /&gt;Le temps de perdre le sourire est venu.&lt;br /&gt;Etonnamment un peu plus tard qu'attendu.&lt;br /&gt;Rien à voir avec les schémas qui se répètent.&lt;br /&gt;Les histoires sont les mêmes, c'est vrai, mais l'indifférence a remplacé la souffrance.&lt;br /&gt;La mélancolie est agréable. &lt;br /&gt;Les habitudes sont insupportables.&lt;br /&gt;Debout devant la photocopieuse, elle observe ce qui l'entoure.&lt;br /&gt;Ces financiers parqués par carrés réguliers dans un open space austère.&lt;br /&gt;Les yeux rivés sur leur écran. Hypnotisés par les vomissements comptables des derniers résultats du trimestre.&lt;br /&gt;Employés dociles. Le rythme régulier de la photocopieuse se fait le métronome de cette réalité grise.&lt;br /&gt;Elle ferme les yeux pour y échapper. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rêve de folie incontrôlée. D'une arme en prolongement linéaire de son bras. De meurtres de sang froid. D'impassible procession. De jouissives détonations. De visages défigurés. De chairs perforées. De rouge carmin. De reflets dans une flaque de sang. De perte du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis d'une balle qu'on lui tire dans la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rouvre les yeux. La photocopieuse a finit son travail. Tout est calme. Elle peut se rasseoir.&lt;br /&gt;
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<title>Coulée douce</title>
<link>http://backspeed.blogspirit.com/archive/2009/01/25/coulee-douce.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<pubDate>Sun, 25 Jan 2009 14:22:20 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;width:220px;height:55px;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;220&quot; height=&quot;55&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=2739148&amp;colorBackground=0x000000&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=2739148&amp;colorBackground=0x000000&amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;colorVolume=0x00C7F2&amp;autoplay=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;220&quot; height=&quot;55&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br&gt;&lt;font size='1' color ='#000000' face='Arial'&gt;D&amp;eacute;couvrez &lt;a href='http://www.deezer.com/fr/alain-souchon.html'&gt;Alain Souchon&lt;/a&gt;!&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://backspeed.blogspirit.com/media/00/02/949581654.jpg&quot; id=&quot;media-309534&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Picture 153.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi tu es revenue ?&lt;br /&gt;(...) &lt;br /&gt;Pour mieux repartir mon amour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Photo LGe 2008 Ayers Rock (AUS)&lt;/em&gt;
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<title>Here Hell Help</title>
<link>http://backspeed.blogspirit.com/archive/2009/01/20/here-hell-help.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Les concours</category>
<pubDate>Sun, 18 Jan 2009 11:39:00 +0100</pubDate>
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(Texte proposé au concours de la revue Stupre 3 sur le thème &quot;Johnny fais moi mal&quot; de Boris Vian)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://backspeed.blogspirit.com/media/00/00/1309344889.jpg&quot; id=&quot;media-306491&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;lost-highway_large.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est environ trois heures du matin sur l’autoroute de contournement de Zürich. Il est venu me chercher au dernier avion en provenance de Londres. Deux ans nous séparaient. Deux vies parallèles auxquelles le poids du temps a donné une nouvelle pente. J’attends le point de convergence. &lt;br /&gt;Il m’a accueillie froidement. Regard sombre. Aucun sourire. Pas même touchée.  &lt;br /&gt;Il flotte dans l’habitacle une étrange sensation. Un danger en instance. L’approche de l’épicentre. Avant l’onde de choc. Son silence est inquiétant, de ceux qu’on observe avant un tremblement de terre. &lt;br /&gt;La berline noire déchire la nuit de la lumière puissante de ses phares qui confère aux éléments avoisinants une gloire passagère.&lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;Le calme linéaire de la route stabilise peu à peu l’oscillation de mes pensées. &lt;br /&gt;Alors que rien de semble pouvoir perturber cette procession tacite, il prend la sortie vers l’aire de repos. Introduction d’une nouvelle inconnue. J’entends mon sang battre sous l’impulsion irraisonnée du coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ralentissons en longeant le cortège sombre des semi remorques échoués ici entre deux vies. A cette heure, l’autoroute n’est peuplée que de ces montres ronflants comme des électrons abandonnés en périphérie de la société de consommation. &lt;br /&gt;Il arrête la voiture au niveau des toilettes publiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste interdite quelques instants. Il ne dit toujours rien puis sort de la voiture. Fait le tour jusqu’à ma portière. Je ferme les yeux. J’entends. La porte s’ouvrir. Je sens. Sa main se resserrer sur mon bras. Me tirer fermement hors de l’habitacle. Il ne lâche pas son emprise. Ma peau rougit sous l’empreinte de ses doigts. Il me fait mal mais je me soumets sans mot dire. Il m’entraîne dans le bâtiment en béton. &lt;br /&gt;Dans la section des hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un mouvement elliptique appuyé, il me propulse violemment devant lui. Je lui fait face. Je ne reconnais pas son regard. J’ai peur de lui. J’ai envie de lui. Terriblement. Sa virilité soudaine me fait perdre la tête. Il défait sa ceinture en me regardant droit dans les yeux. Il s’avance vers moi. Déboutonne son pantalon. M’oblige à me retourner. Remonte ma jupe. Dégage mes fesses de toute obstruction. Une main ferme sur ma nuque impose de me cambrer au dessus d’une pissottière. L’odeur âcre me dégoûte . Je prends appui sur le carrelage crasseux de mes deux paumes bien à plat. Je me sens humiliée, avilie à ses désirs. Il agit mécaniquement. Il me teste de deux doigts puis enfonce sa queue au plus profond d’un seul geste. La douleur me fait et me cambrer davantage pour accepter les coups suivants. Ils viennent plus fort, plus rapprochés. Je me mors les lèvres pour ne pas crier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends une porte grincer. Je comprends que quelqu’un arrive. Je veux tourner la tête pour voir mais il m’en empêche. D’une main, il me dégage la poitrine, malaxe mes seins. J’imagine le spectacle que je dois donner. Je m’étais faite belle pour lui. Mes porte-jarretelles, mes hauts talons, ma lingerie fine sont désormais jetés à l’excitation d’hommes inconnus. Il leur offre ce que je voulais lui donner, à lui seul. A cet instant, je le déteste. Des larmes de colère me montent aux yeux. Il dégage la main qu’il tenait sur ma hanche droite. Je l’entends dire : Tiens ! Il s’adresse à l’homme.&lt;br /&gt;Je profite de ce moment d’inattention pour tourner la tête et comprendre ce qui se trame. L’autre est un camionneur bedonnant, bite à moitié molle à la main. Il prend le préservatif que mon amant lui tend. Je proteste et tente de me relever mais il me soumet avec autorité. Et il se retire pour laisser sa place. Je pleure de rage. Mon Rimmel coule sur mes joues comme une star déchue. &lt;br /&gt;Le type s’avance d’un pas lourd. Je sens son ventre peser sur le haut de mes fesses. Alors qu’il s’introduit, il bande à moitié. Il pousse des râles ridicules qui tiennent plus de l’effort qu’il fournit que d’une quelconque extase. il souffle fort. Me baise vite et mal. Je sens d’autres présences mais je ferme les yeux. J’entends des rires, des mots d’une autre langue, des fermetures éclair qu’on tire vers le bas, des souffles forts. Je sens ces odeurs d’hommes, de pisse et de foutre. Je pers la tête. Je ne sais plus où il est. S’il m’a abandonné à eux. A leurs mains sur mon corps. A leur sperme dans mes cheveux. Je sens qu’il est là, qu’il observe. Me regarde. &lt;br /&gt;Le gros finit son affaire dans un long brame. Epuisée, je me redresse. Me réajuste. Passe deux doigts sous mes yeux pour effacer les traces de larmes. Mon visage s’est fermé. Je les fixe tous. Un à un. Droit dans les yeux. Les regards fuient. Les queues se perdent dans les mains. Ils se taisent. Encore ce silence. Celui-ci est le mien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une veste est posée sur mes épaules. C’est lui. Derrière moi. Il cherche à me protéger du danger auquel il m’a exposée. Culpabilisation post orgasmique. Je m’en fout. Maintenant, c’est à son tour de danser.&lt;br /&gt;Je me dirige vers la voiture. En mettant les mains dans les poches, j’y trouve les clefs de la voiture. Je m’installe au volant et sans attendre je mets le contact. Il entre in extremis du côté passager. Je conduis nerveusement et vite. Les lumières de la route se calent sur musique électronique vaporeuse qui sort des enceintes. La nuit est belle. &lt;br /&gt;Nous entrons dans un tunnel. Le moteur gronde. Je roule beaucoup trop vite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ferme les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je compte... 1, 2, 3, 4, 5&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6. Point d’impact. La voiture percute la paroi du tunnel. Deux âmes dans les flammes de l’enfer.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;7. Point de dérivée. Nous entrons dans une danse de métal et de déchirures corporelles. Dieu nous regarde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8. Point d’intersection. J’ai retrouvé avec lui, nos paradis perdus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9. Le silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10. Tu es celui que j’attendais.
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