18.11.2008
Moondown
Découvrez William Sheller!
Si tu savais comme je voulais être avec toi.
Quand il me tournait le dos pour cacher sa rage.
Si tu savais comme j'ai pensé à toi.
Quand d'un seul mot de ma part, il a entamé son geste circulaire et précis.
Si tu savais comme j'ai replongé dans tes yeux.
Quand de la volée de son point a jailli un éclat métallique.
Si tu savais comme j'ai ressenti ton sexe au plus profond.
Quand la lame a sectionné mon visage.
Si tu savais comme j'ai ressenti mon cœur éperdu de toi.
Quand le sang a giclé dans l'air.
Si tu savais comme je t'ai aimé à en mourir.
Quand j'ai compris qu'il ne s'arrêterait pas là.
21:53 Publié dans Violent hill | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02.11.2008
Train to Transcentral III
Découvrez Arnaud Rebotini!
Guidée par mon ange frangé, je pénètre au cœur de l'enfer. Je ne sais pas combien de temps est passé, ni comment je l'ai perdue. J'évolue dans ces dédales brumeux en me raccrochant aux murs et aux corps. Je n'ai qu'une perception stroboscopique de la réalité, qui n'en est peut être pas une finalement...
Descendue dans le sous-sol de l'entrepôt, l'atmosphère est plus lourde, les mouvements plus lents. J'évolue sans but entre les arches des fondations. Des visions de débauches parviennent à percuter ma conscience. Les images se chevauchent : pupilles dilatées, poudre blanche, peaux transpirantes, visages crispés, bouches ouvertes, corps emboités, hanches ondulantes...
Une fille aux cheveux noirs me défie de ses yeux charbonneux alors qu'elle embrasse son mec à pleine bouche. On n'imagine jamais tout ce qui se passe au dessus des épaules. Son regard en biais suffit à supprimer toute raison de poursuivre mon errance. Je m'adosse à un pilier en attendant la suite.
Elle semble plutôt du genre à aimer approfondir la provocation. Elle dégage ses mains pour remonter sa jupe et déboutonner le jean de l'homme. Sans lâcher mon regard, elle dégage son visage du sien, lève un sourcil et m'adresse un sourire en coin.
Au mouvement de ses épaules, je devine qu'elle saisit sa queue à pleine main et la guide entre ses cuisses. Alors qu'il la pénètre, son premier soupir est pour moi. Il la baise mal. Vite. Et violemment. Elle râle par principe. Pour ne pas lui donner de raison de douter. Il faut que ça se termine.
Au moment où il se dégage d'elle, je ferme les yeux.
Je ne veux pas savoir.
Je veux sentir.
13:34 Publié dans London (GB) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note